Diner de solidarité avec les membres du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO (SPUQO)

Aux membres de la communauté universitaire,

Les membres du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO (SPUQO) invitent les membres de la communauté universitaire à un diner de solidarité, ce mercredi 7 février, de 11 h 30 à 12 h 30 à la cafétéria et au café Tonik du pavillon Alexandre-Taché, à Gatineau et à la rotonde du 3e étage du campus de Saint-Jérôme.

Sans contrat de travail depuis bientôt 3 ans, les membres du SPUQO demandent l’appui des membres de la communauté universitaire dans leur lutte pour assurer des conditions pédagogiques favorables à la réussite des étudiantes et des étudiants et assurer des conditions essentielles au développement de l’UQO sur les deux campus, par la réalisation de notre mission universitaire : le développement de la recherche scientifique, la qualité de l’enseignement et des programmes offerts et les implications dans le service à la collectivité. Notre travail n’a de sens qu’avec vous et il est possible grâce à vous.

Votre appui servira à rappeler à l’administration qu’une communauté universitaire, c’est plus que de la brique et du béton, c’est des gens qui travaillent ensemble dans un but commun.

Au plaisir de vous y voir,

Le comité de grève du SPUQO

Merci Isabelle !

Dans les bureaux bien au chaud ou sur les lignes de piquetage au grand froid, les membres du SPUQO peuvent toujours compter sur Isabelle Patry, notre coordonnatrice des affaires administratives, pour nous soutenir dans nos luttes et faire un travail impeccable et essentiel pour nos conditions de travail. De notre part à toutes et tous : merci, Isabelle !

Grève du 31 janvier | Gatineau

Le 31 janvier 2018, les membres du SPUQO ont débrayé pendant 3h afin de manifester leur volonté d’arriver à une entente respectueuse de leurs conditions de travail le plus rapidement possible. À Gatineau, les piquets ont eu lieu au pavillon Alexandre-Taché, où de la soupe et de tire d’érable ont été offertes aux grévistes et à leurs soutiens. Notons notamment la présence du président du Conseil central de l’Outaouais (CSN) ainsi que des présidentes des syndicats des personnes chargées de cours, du personnel de soutien, et des étudiantes et étudiants salariés de l’UQO. Les grévistes ont ensuite marché vers le pavillon Lucien-Brault où elles et ils ont pu entendre les discours prononcés le même jour sur les piquets de grève de Saint-Jérôme.

 

Grève du 31 janvier | Saint-Jérôme

Le 31 janvier 2018, les membres du SPUQO ont débrayé pendant 3h pour signifier leur volonté d’arriver à un règlement respectueux de leur travail. À Saint-Jérôme, les grévistes étaient nombreux et ont été rejoints par Louise Briand, président du SPUQO, Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), et Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Comme toujours, elles et ils ont aussi pu compter sur le soutien du Conseil central des Laurentides (CSN).

Discours de Louise Briand, présidente du SPUQO

Tout d’abord, bravo! Votre mobilisation des 15 et 22 janvier a porté fruit. Nous avons maintenant la confirmation qu’une prochaine séance de conciliation aura lieu mardi prochain à compter de 13 h 30.

La mobilisation d’aujourd’hui, encore plus grande, pourrait bien signifier qu’un règlement respectueux est imminent. Nous devons nous faire entendre tout au long de ce débrayage.

Aujourd’hui, nous recevons de la visite : Ginette Langlois, la présidente de notre fédération, la fédération des professionnèles  et Jacques Létourneau, président de la CSN sont venus nous appuyer afin de dénouer l’impasse dans laquelle se trouve le renouvèlement de notre convention collective.

Depuis quelques semaines, le recteur déclare sur toutes les tribunes qu’il veut régler, qu’il a donné les mandats pour ce faire et qu’un règlement est imminent. Nous en sommes ravis!

Mais le recteur doit maintenant passer de la parole aux actes. Il doit montrer qu’il a compris l’urgence et l’importance de la situation : nous sommes en pleine période de recrutement… ce n’est pas le temps de tourner le dos aux profs.

Le recteur doit aussi cesser de référer à notre cahier de demandes comme si on avait adopté une vulgaire liste d’épicerie. Au déjeuner du recteur à Gatineau la semaine dernière, il a tenu à souligner avec une pointe d’ironie que notre cahier de demandes comportait 112 éléments…

S’il est vrai que le cahier que nous avons adopté – à l’unanimité – comportait 112 éléments, c’est parce qu’il y avait au moins autant de problèmes à résoudre. En voici quelques exemples :

  • La convention actuelle est contraire aux dispositions du Régime québécois d’assurance parentale. Surtout, elle est discriminatoire à l’endroit des profs qui se prévalent d’un congé parental : il faut résoudre ce problème;
  • La convention actuelle n’assure pas, aux profs de STJ qui assurent la direction de programme, des conditions de travail comparables à celles des profs de Gatineau : il faut résoudre ce problème;
  • La convention actuelle est pratiquement muette sur les conditions de la réalisation de notre fonction recherche. Il faut résoudre ce problème;
  • La convention actuelle n’assure pas un soutien adéquat académique et administratif aux nouvelles et nouveaux profs – c.-à-d. presque la moitié du corps professoral -, et c’est encore plus vrai pour les profs de STJ. Il faut résoudre ce problème aussi.

Rassurez-vous, je ne ferai pas la liste des 112 éléments! Je tiens toutefois à ce qu’on se rappelle que nous sommes entrés dans cette négociation en mode résolution de problèmes. Nous avons lancé les discussions, et continuons de la faire, avec la volonté de résoudre des problèmes et pour que les profs – tous les profs -, disposent des conditions essentielles pour se développer et du même coup, pour développer l’UQO.

Quand le recteur ironise au sujet de notre cahier de demandes, qu’il en parle comme si on était déraisonnables, il faut le ramener à l’ordre. Vendredi prochain, à Saint-Jérôme, il y aura le petit déjeuner du recteur : je vous invite à être nombreux à venir le rappeler à l’ordre.

***

Vous avez sans doute appris que le syndicat des personnes chargées de cours a convenu d’un accord de principe samedi dernier. Nous en sommes très heureux pour eux.

Vous avez sans doute constaté que leur accord de principe est survenu au terme de quelques jours de conciliation seulement. Il importe donc de faire une mise en contexte pour éviter des comparaisons boiteuses entre notre négociation et celle des chargées de cours.

Les chargés de cours de l’UQO ont la meilleure des conventions au Québec. Leur rémunération est de 25 % supérieure à celle de leurs homologues de l’Université d’Ottawa alors que nous accusons jusqu’à 50 000 $ d’écart sur les profs d’Ottawa. Le renouvellement de la convention des chargés de cours  s’inscrivait dans la protection des acquis. Des acquis qu’ils ont gagné en faisant deux grèves dont une qui a duré quatre (4) semaines en 2014.

Notre convention ne se compare pas avantageusement à celle des autres syndicats de profs. C’est plutôt le contraire. Nous devons continuer à porter haut et fort que ce sont les profs qui développent l’UQO, que l’offre du 7 décembre est inacceptable et rappeler au Recteur qu’un règlement est possible s’il donne les mandats adéquats à son équipe de négo.

Grève du 25 janvier | Gatineau

Le jeudi 25 janvier, les membres du SPUQO ont été en grève de 8h30 à 11h23. À Gatineau, le piquetage s’est fait face au pavillon Alexandre-Taché, avant que les grévistes ne se rendent au pavillon Lucien-Brault. Revenus à Taché, ils et elles sont entrés dans la cafétéria et ont été applaudis par les étudiantes et étudiants s’y trouvant. Le tout s’est terminé par un repas fraternel offert au Tonik. Outre les membres du SPUQO, d’autres membres de la communauté universitaire étaient présents sur les lignes, notamment des personnes chargées de cours et des étudiantes et étudiants. Le président du Conseil central de l’Outaouais (CSN) Michel Quijada, ainsi que son trésorier, Daniel Baril, étaient également présents.

Discours de Louise Briand, présidente du SPUQO

Un discours à répondre!

Nous voici maintenant à notre deuxième débrayage : il semble que le Recteur ne nous a pas entendus!

Tous : Denis, où es-tu?

Pourtant on l’a invité à la table de négo.

Tous : Denis, où es-tu?

Nos demandes, Denis, tu l’as sûrement constaté, sont raisonnables!

Tous : Denis, comprends-tu?

Toi seul peut dénouer l’impasse et ce dès la prochaine rencontre

R : Denis viendras-tu?

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Le comité de négociation vous rappelle que la seule offre qui est sur la table, c’est celle du 7 décembre 2017. Celle que vous avez rejetée avec force parce qu’elle ne résout pas les problèmes d’iniquités entre les deux sites, parce qu’elle n’assure pas un soutien adéquat à l’enseignement ni un appui à la recherche, et parce que l’offre salariale est insuffisante.

Nous n’avons pas à payer pour les échecs de ce recteur et nous maintenons haut et fort qu’on veut un règlement satisfaisant parce que ce sont les profs qui développent l’UQO.